L’impact des moteurs de recherche sur le référencement

Parts de marché des moteurs de recherche en 2019 en France

#DCAC52

Google : 94,20 % 

Bing : 3,03 % 

Yahoo : 1,37 % 

DuckDuckGo : 0,42 % 

Qwant : 0,74%

Source: leptitdigital

Ces statistiques révèlent qu’une entreprise doit être présente sur le moteur de recherche Google, puisqu’il permet de générer un trafic considérable par rapport aux autres moteurs de recherche. D’après le site américain Business Insider « 30 000 milliards de pages sont indexées par Google, 20 milliards de sites sont visités par Google chaque jour et 3,3 milliards de requêtes sont effectuées au quotidien ».

De ce fait, les entreprises doivent constamment anticiper les mutations de Google pour s’adapter aux évolutions, afin d’adapter leurs techniques de référencement dans le but de mieux se positionner sur le marché.

En dix ans, c’est également le métier du référenceur qui a changé. Deux référenceurs qui ont connu cette évolution se sont exprimés à ce sujet. Selon Olivier Duffez qui fait partie de WebRankInfo (la plus grande communauté web francophone de référencement) “en plus d’un solide socle technique nécessaire, il faut avoir une bonne connaissance du webmarketing, de la création de contenu et de l’UX”

Aujourd’hui, une spécialisation dans les métiers 16 du web ne suffit plus, il faut avoir des compétences en SEO liées à la situation de chaque professionnel, comme le dit Christophe Rescan, consultant en SEO chez Emdro, « Le métier de SEO est aujourd’hui protéiforme. Le secteur d’activité, le fait d’être in-house ou en agence, la volonté d’être spécialisé ou généraliste, sont autant de variables impactant les compétences nécessaires et donc le métier de SEO au quotidien. » L’évolution de Google a permis d’offrir aux professionnels de meilleurs outils, plus performants, pour améliorer leurs techniques en matière de référencement.

L'évolution des algorithmes du moteur de recherche Google

Cependant, c’est plus particulièrement l’évolution des algorithmes de Google, qui a influencé les méthodes de travail des référenceurs. L’algorithme de recherche Google Panda (2011) se focalise sur la qualité et la pertinence d’un contenu. Google Pingouin, qui a vu le jour en 2012, contrôle la popularité d’un site internet, à savoir la qualité des backlinks ou des liens entrants. Quant à Google Colibri, né en 2013, il met en avant la recherche sémantique, c’est-à-dire qu’il améliore la précision du résultat de recherche. Christophe Rescan et Olivier Duffez accordent une importance toute particulière à cet algorithme, et pensent que « ces mises à jours sont celles qui doivent être le plus prises en compte par les professionnels du web aujourd’hui. »

evolution google

Google Pigeon, créé en 2014, se base majoritairement sur l’adresse IP et l’historique de navigation de l’internaute. Google Phanthom (2015-2017) pénalise les sites internet dont le contenu ne présente aucun intérêt pour les internautes. Les professionnels sont confrontés à des restrictions directement liées à ces mises à jour et doivent donc les respecter, afin d’éviter des sanctions qui risqueraient de pénaliser leur site internet.

Les pénalités du moteur de recherche Google

Les entreprises doivent rester vigilantes afin de ne pas subir les pénalités infligées par Google. En effet, ce moteur de recherche pénalise les contenus dupliqués, il rétrograde les positions des sites web qui ont en commun le même contenu éditorial (comme par exemple, le descriptif des produits, les images, les avis-clients). Google supprime de ses résultats, les sites internet qui bénéficient d’une popularité web trop soudaine (exemple : achats, excès de liens et de likes). A l’inverse, il pénalise les sites qui manquent de notoriété.

D’autre part, Google dispose d’équipes chargées de vérifier la cohérence éditoriale et technique des avis-clients des boutiques en ligne ; il pénalise ainsi la triche aux avis-consommateurs. Le moteur de recherche Google possède également des algorithmes, dont le but est de détecter et de pénaliser les sites internet sans mentions légales et les formulaires de contact qui permettent d’identifier et de contacter l’éditeur (adresse, mail, téléphone télécopie, numéro siret). Google n’apprécie pas non plus les sites qui ont des hébergeurs étranges, sans outils d’analyse d’audience. Enfin, Google écarte les nouveaux sites « Effet Standbox » dans les pages de résultats et pénalise les contenus de mauvaise qualité, sans attractivité, comme par exemple, des prix trop élevés, des textes illisibles ou encore des lenteurs d’affichage. Ces nombreuses pénalités peuvent engendrer de mauvaises positions sur Google